Avec mon long et périlleux déménagement + nouveau boulot, j’ai laissé en plan pas mal de brouillons dont celui-ci qui date de fin 2018 … Mes excuses les plus sincères !

Quand j’ai une idée au fond du crâne, tel une pulsion, il faut impérativement que je l’exécute pour le pire et le meilleur. Cela faisait des mois que j’avais envie de passer une nuit blanche à Paris, la ville de lumière dit-on (rien à voir avec Emile et Image). Faut dire aussi que je ne dis non à de nouvelles expériences solo.

Comme à chacune de mes excursions à la capitale, mon départ de la gare était matinal, premier billet à 6h15 à la différence que cela tombé très mal. Je m’étais reposé 2 heures la veille de mon départ… Cette nuit blanche sur mon destrier en forme de vélo allait faire très mal. C’était à prévoir mais je suis tout de même parti tête baissée, c’est comme ça qu’on reconnait les vrais bonhomme.

Comme d’habitude (RIP Claude François), mon séjour parisien débutait par une petite ballade à Montmartre en passant par le quartier de Pigalle, la luxure avant la beauté ! Toujours ! Je suis très maso tu sais, j’aime passer devant des vitrines de sex-shop en imaginant faire mon shopping avec ma nana, sauf que je n’ai jamais de nana alors pas de shopping pour la découverte. Si tu vois un mec la clope au bec sur un vélo et des larmes dans les yeux, bingo c’est moi ! Sérieusement, il faut bien que je me tienne au courant des nouveaux joujoux sexuelles et de l’actualité des nichons au cas où un jour je quitte le banc des remplaçants ou bien alors que je trouve le courage d’aller dans un sauna libertin. En plus en passant par Barbès, il y a toujours moyen de gratter un paquet de cigarettes à 3 euros. Je roule beaucoup à Paris et le tabac est mon essence.

Bien sûr mon petit déhanché à Montmartre est toujours finalisé par un super chocolat chaud en terrasse à la place du Tertre,  il n’est pas bien fameux mais j’adore me prendre pour un parisien en regardant le spectacle offert par les touristes chinois et japonais. Il y a bien que les asiatiques pour faire du tourisme à Montmartre à 9h du mat ! Ils sont Remarquables ! J’en profite pour faire la promotion du musée de Montmartre qui regorge de belles affiches d’anciens cabarets.

Petite précision, pour la journée, j’avais pour objectif principal d’effectuer deux activités culturelles et les heureux gagnants étaient l’Opéra Garnier et le Musée de la magie.

Forcément qui dit nuit blanche dit économie maximum de batterie du téléphone portable, et qui dit Séb, dit petite tête, j’avais donc oublié de prendre ma carte de Paris pour me repérer sans consommer le GPS, car j’avais prévu aussi de faire la route des cabinets de curiosités, c’est à dire me rendre aux quatre coins de Paris afin de dénicher des boutiques vendant des objets célesto-cosmiques comme je les aime.  V’là comment on bouffe toute la batterie avec un GPS pardi.

Avant tout cela, direction le quartier de l’Opéra où il y a une superbe salle d’arcade, et moment d’émotion, dans laquelle j’ai appris à mon petit filleul à jouer au billard pour forcément l’Opéra Garnier, un sacré monument historique battit par l’architecte Charles Garnier sous Napoléon III. Si ta mémoire est en bonne état, tu saisiras que c’est pas à cet opéra que Marie-Antoinette faisait des folies de son corps durant son adolescence mais cela me plait tout de même de le croire.

Visiter l’opéra Garnier, c’est comme se prendre toute la bonté divine architecturale dans la gueule, c’est comme dévorer des yeux la carte des glaces d’un resto ou encore explorer tactilement un corps féminin, bref c’est magnifique de long en large. Nos pas grincent sur le plancher pendant qu’on se laisse bercer par une arrière mélodie de violon, et on explose nos rétines en apercevant toute cette dorure, cette richesse et ces plafonds peints pour certains même inspirés voir copier de la chapelle Sixtine du Vatican. C’est encore plus ahurissant en se disant que les peintres n’avaient même pas de photocopieuse ou google image pour recopier les modèles. Imaginer le boulot, fortiche les ouvriers d’antan.

On croit toujours à la beauté extérieure, qu’elle soit physique ou celle du plus banale des objets, cela nous fascine mais en réalité les détails et la profondeur sont carrément plus jolie. Ainsi on se voit franchir les entrailles de l’opéra entre la bibliothèque rassemblant les mémoires des pièces de théâtre, les salons de vernissage et même profiter de l’accès en loge afin d’admirer la scène de l’opéra, le tout sous le regard de bustes de plus grands compositeurs du noble art. Je n’ai pas assez adjectifs pour décrire la beauté de l’Opéra Garnier.

Inutile de bomber le torse en disant que je n’ai pas gaffé une seule fois au sein de ce lieu magistral. Forcément quand je suis ébloui par la beauté, je rougis, je suis émotionné et j’en deviens carrément maladroit, alors avec mon portable en main, j’en deviens encore plus catastrophique, donc vas-y que je bouscule une personne en ne lâchant pas des yeux le plafond peint en tentant de correctement capturer l’instant présent (en attendant l’achat d’un bel appareil photo)… et il m’a fallu de longues secondes après avoir lâché des excuses pour me rendre compte que je m’étais cogné à mon propre reflet dans un miroir… évidemment j’ai été vu et je suis vite parti m’enfermer au toilette ! l’Opéra Garnier est incontestablement l’un des plus beau monument de paris que mes yeux de mortel ont plus admirer et en plus le prix d’entrée est très abordable. Par ailleurs, leur boutique propose quelques perles du cinéma français en blu-ray notamment l’une de mes préfères : French cancan avec Jean Gabin (dont j’ai pu y retrouver une robe au musée de Montmartre).

Un des imprévus de la journée fut la présence de la Techno parade longeant les quais de Paris et tu sais bien que j’adore parcourir le long de la Seine à vélo, c’est même mon chemin prioritaire dans la capitale, faut dire que c’est celle où on dérange le moins les cyclistes du dimanche. alors je ne comprends pas grand-chose à la musique techno, par contre je crois comprendre que les teufeurs sont certainement les plus gros dégueulasse de la planète, même dans les arrières fonds d’un stade de football, je n’ai jamais vu autant de gens pisser contre les murs (sympa le parcours de la seine rempli de pisseurs) me donnant même l’occasion pour la première fois, de croiser une fille pisser en public, culotte dans la main et vagin rasée à l’air carrément !

J’ai survécu à des armes de destruction massive de l’ouïe et moi qui croyait que c’était qu’un spectacle musicale, je me suis complétement gouré en savourant toutes les odeurs offertes par ce spectacle, un fabuleux mix entre les odeurs de pisses, de bière et de beuh. Mieux valait éviter les chars de la Techno Parade ce jour-là. Et pour terminer avec cet événement, qu’est ce qu’il peut y avoir comme très jeunes filles se vétisant comme des petites trainées ! Méga LOL des Enfers ! En sachant que l’après-midi, il y avait encore des manifestation de féministes au quartier de l’Opéra, j’ignore si c’était bien catholique tout cela ! Enfin, le féministe arrive tellement à un paroxysme qu’il y a plus grand chose à comprendre, juste à subir en tant qu’homme droit dans ses pompes !

Pour le musée de la Magie, il fallait se rendre dans le quartier le plus gaie de Paris : Le Marais évidemment ! Non sérieusement quartier sympathique. Bon, soyons franc, j’ai été déçu par ce musée d’entrée de jeu par le prix d’accès (plus de 20 euros), pour ce tarif assez extraordinaire, je m’attendais à beaucoup plus et beaucoup mieux car en 10 minutes avec ses quelques vitrines,  la cave aménagée en musée était torchée mais, car il y a un mais, il y a eu événement inattendu super sympa : un numéro de magie offert aux peu de visiteurs que nous étions.

Et c’est à cet instant, en entrant sur une petite scène où un magicien allait tenter de m’impressionner, que le malaise a débuté, j’ai failli exploser de rire… On devait être 20 à tout casser et j’étais le seul mec dans mon coin parmi une bande de mioches accompagné de leurs mamans parisiennes ! Mais qu’est ce que je foutais !

C’était le moment le plus agréable de ce musée, j’ai bien rigolé en voyant les petites têtes blondes se faire taquiner par le magicien (et je m’y connais dans le « taquinage »), bon il m’a oublié par charité j’imagine, mais ouais, il était très fort, j’ai été bluffé (et il m’en faut beaucoup). C’est tout de même dans ce genre d’événement imprévu et assez drôle, qu’on regrette réellement d’être seul sans personne avec qui partager les fous rires.

Et survint la nuit et son vent glacial. Il est minuit et il me reste un peu plus de 8 heures à patienter avant l’arrivée de mon train gare du Nord, je me rends à la Tour Eiffel et pouf il est 1h, elle s’éteint brusquement sous mes yeux après 5 minutes d’intenses scintillement, je me rends à quelques monuments qui eux aussi subissent le même sort, bref Paris, ville de lumière, j’en doute fortement !

Les rues se vident petit à petit, l’obscurité et l’ennui prend le dessus et j’ai encore des heures à tuer… sauf qu’après une journée à pédaler, mes jambes me lâchent. Nous sommes le 16 octobre et n’importe quel français sauf moi ne sait pas que c’est la date anniversaire de la mort de reine Marie-Antoinette (guillotinée en 1793 les amis, la veille du jour de mon anniversaire) et comme je suis un mec capable d’avoir un raffinement et une élégance pas croyable, j’avais tout prévu ! Me poser à la place de la Concorde anciennement place de la Révolution anciennement place Louis XV, célèbre place pour avoir héberger l’une des guillotine durant la Révolution Francaise. Bref cette sanglante place à vu tomber les têtes de Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton, Desmoulins ou encore Roberspierre. Voilà, en hommage, j’avais prévu de m’asseoir sur un banc afin de continuer ma lecture de la biographie de Marie-Antoinette…

La brise glaciale d’octobre eu de raison de moi finalement, je suis resté une petite heure et j’ai parcouru les rues de Paris à pied sans trop d’imagination pour me réchauffer. J’ai pris la pose deux ou trois fois le long de la seine pour fumer une cigarette afin de méditer sur ma vie extrapasordinaire, mon portable n’avait plus de batterie, je me suis senti vraiment seul sous cette lune, je pensais que les quartiers seraient autant animés que ceux de Tokyo mais non. C’était un silence totale, limite effrayant et pourtant j’aime le calme.

Au final, la nuit à Paris fut triste… énormément de SDF dormant à même le sol pendant que d’autres font la fête dans leur appartement très luxueux. Ce contraste fait tout de même mal au coeur. Je crois que l’événement le plus marquant de cette ballade nocturne fut l’instant où en pleine place de l’étoile (où se situe l’arc triomphe), j’ai été interpellé par un vigile au pied d’un appartement (surement celui d’un ambassadeur) dans laquelle une bande de jeunes faisaient la fête avec dj, champagne et compagnie. Bref c’était carrément un autre monde et cela m’a un petit peu mis mal à l’aise.

La scène finale de cette nuit blanche se situe Gare du Nord où j’étais arrivé vers 6 heures afin d’attendre la future et lointaine arrivée de mon train. Posé sur un banc a attendre, il a fallu que je me pique du nez quelques instants avant de me faire réveiller par un mec qui tentait de me carotter mon sac. Enfin il a réussit l’exploit de me réveiller, sous la fatigue je ne me souviens plus du tout comment j’ai réagis étant donné que mon sac était dans ses mains, en tout cas le mec n’a pas posé de problème, m’a sorti une excuse bidon croyant que c’était son sac, et il me l’a rendu tout simplement…

La gare du nord, c’est Barbès…. seul quartier de Paris ou étonnamment je n’ai pas vu un seul SDF dormir… Ils ont compris avant moi que ce quartier craignait carrément. Pour terminer, je me suis endormis dans le train et à 30 secondes près je ratais mon arrivée dans ma ville, j’ignore comment j’ai réussi à me réveiller à temps !

Mystère et boules de gomme.